Plus que 29 petites heures qui me séparent de lui. Ca fait quoi ça ? Pfoua, 1740 minutes ! C'est rien ! Oui enfin, c'est quand même pas marrant. Je ne veux plus moi. Je ne veux plus sa présence que le weekend, je ne veux plus ses petits bisous volés que 2 jours par semaines. Je ne veux plus ça moi. Je voudrais Paul chaque minute. Je veux ses câlins qui serrent, qui serrent fort jusqu'à la respiration coupée tous les jours. Et ses blagues pas drôles, et aussi ses petits yeux ronds qui obtiennent tout ce qu'ils veulent, et ses bouclettes noires qui résistent, parce que c'est marrant de passer les doigts dedans. Et je veux aussi son entrain tous les jours, et toutes ses idées farfelues qui me font rire et m'attendrir. Je voudrais ses mains accrocheuses et pianotant partout et , et son souffle dans l'oreille. Je voudrais ne sentir plus que l'odeur de son cou, et le mordre. Je veux la douceur de sa peau, je veux sa barbe mal rasée sur sa joue de bébé, et puis sa bouille à croquer quand il dort à points fermés, où qu'il fait sembler parce qu'il sait à quel point il est beau. Je ne voudrais dans la tête qu'une mélodie, celle qu'il fredonne tout le temps, parce qu'au fond, je l'aime bien. Et la chanson de Walt Disney aussi . Je ments quand je dis qu'elle m'agace, c'est juste un pretexte pour le fâcher, parce qu'il est si mignon quand il se tourne pour la faire la bouille et que la bouche pincée et les bras croisés il me demande des excuses de ses yeux brillants. Et puis s'il ne m'embêtait pas à la chanter, je n'aurais pas de raison de m'énerver, de mettre des coups de pied partout et de le faire rire. Je voudrais aussi sa douceur, quand je deviens une petite princesse qui se faire chérir, à qui on apporte bols de céréales ou minis BN à une heure de matin parce que le ventre gargouille, à qui on prête son pull en cachemire parce qu'il fait froid dans la maison, qu'on tire sur le mountain board pour ne pas l'épuiser dans la mini montée, et à qui on laisse boire dans le pichet une toute petite gorgée d'eau, pour faire comme lui. Je voudrais qu'il me promène tout le temps sur le porte bagage de son vélo, qu'il me fasse découvrir tous les tas de trucs qu'il ne m'a pas encore montré. Je veux Paul tous les jours, comme avant. [Et plus par] petit[s.] bou[ts] merveilleux. Je ne veux plus dormir toute seule, Teddy n'est pas aussi douillet que son épaule, et ne protège même pas des monstres de sous le lit. En plus c'est lui qui est dans le creu de mes bras, alors que c'est moi qui préfèrai être dans le creu des bras de quelqu'un. Je veux des bisoubous à longueur de journée. Je veux Paul chaque minute. Je ne veux plus être loin.
Plus que 1680 minutes.